Symphonies n°94 & n°101

Joseph HAYDN (1732-1809), autrichien

Haydn a composé cent six symphonies. La version écoutée, dirigée par Herbert von Karajan, regroupe les symphonies n°94 et n°101.

Composée en 1792, la symphonie n°94 est la deuxième des douze symphonies dites londoniennes. Elle est surnommée la surprise en raison du coup de cymbale donné lors du deuxième mouvement (écoutez).

Ce n'est pas une symphonie qui retiendra mon attention.

Composée en 1794, la symphonie n°101 en ré majeur "l'horloge" fait elle aussi partie des symphonies londoniennes. Elle doit son surnom au rythme de tic-tac présent dans tout le deuxième mouvement (écoutez).

J'ai apprécié cette symphonie avec une légère préférence pour les second (andante) et troisième (menuet) mouvements.

Messe de Requiem, Op. 54

Camille SAINT-SAENS (1835 - 1921), français

Le style, la forme, la durée, le climat des requiems diffèrent d'un compositeur à l'autre. Le requiem de Fauré, par exemple, exprime l'apaisement ; il est loin du requiem de Verdi, plus lyrique et tonitruant. Le requiem de Saint-Saëns se rapproche de celui de Fauré.

L'oeuvre est courte : une trentaine de minutes. Elle fut composée en une semaine pour le premier anniversaire de la mort d'Albert Libon, un ami et admirateur fortuné de Saint-Saëns.
J'ai aimé les premiers accords des violons du Kyrie, repris également au début de l'Agnus Dei. Le Benedictus est mon passage préféré de ce requiem : un choeur en demi-teinte, une musique calme et lente qui créent un temps de recueillement.

Concerti pour cor

Richard STRAUSS (1864 -1949), allemand :
  • Concerto pour cor n°1 en mi bémol majeur
  • Concerto pour cor n°2 en mi bémol majeur

Paul HINDEMITH (1895 - 1963), allemand :

  • Concerto pour cor

Regroupés dans un CD, ces trois concerti sont interprétés par Dennis Brain. Les deux premiers sont dirigés par Wolfgang Sawallisch, le dernier par Paul Hindemith.

J'ai apprécié les concerti de Strauss alors que je fus indifférente à celui de Hindemith.

Ouvertures

Felix MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809-1847), allemand

Le théâtre de Shakespeare a inspiré d'autres artistes, romanciers comme compositeurs. Je m'intéresse à leurs oeuvres afin de déceler leur vision du théâtre de Shakespeare, leur amour pour le dramaturge... C'est dans cette optique que j'ai écouté Le Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn (un extrait de cette oeuvre est très connue : la marche nuptiale, souvent jouée lors de mariages). Cette oeuvre m'ayant plue, je me penche sur d'autres compositions de Mendelssohn.

Je me suis arrêtée sur un CD regroupant les ouvertures de quelques oeuvres, orchestrées par Claudio Abbado :

- Le Conte de la belle Mélusine, op. 32, allegro con moto : inspiré par un livret du poète Grillparzer, Mendelssohn réalise cette ouverture autour de deux thèmes , celui de Mélusine, souple et ondoyant, et celui de Lusignan, fier et décidé.

- Le Songe d'une nuit d'été, op. 21, allegro di molto : illustration les différents épisodes de l'intrigue de Shakespeare

- Mer calme et heureux voyage, op. 27, adagio - molto allegro e vivace : conçue en deux parties. L'adagio évoque le calme de la mer et le molto allegro e vivace en traduit l'humeur changeante.

- Ouverture pour instruments à vent, op. 24, andante con moto - allegro vivace

- Ouverture pour trompette, op. 101, allegro vivace

- Ruy BLas, op. 95, lento- allegro molto : destinée à accompagner une représentation de la pièce de Victor Hugo, elle mèle des accents sombres à des effets grandioses.

- Les Hébrides (la Grotte de Fingal), op. 26, allegro moderato - animato in tempo : composée après un voyage en Ecosse.

A l'exception de l'Ouverture pour instruments à vent, les extraits de ce CD m'ont particulièrement plu. Les thèmes musicaux sont enjoués. Une mention spéciale pour la Grotte de Fingal qui est ma composition favorite de cet album ; bel exemple de l'utilisation de l'ostinato (répétition d'une mélodie).

Die Meistersinger von Nurnberg

Richard WAGNER (1813-1883), allemand
livret : Richard Wagner
Opéra en trois actes
La version écoutée est celle dirigée par Herbert von Karajan. Les interprètes sont René Kollo, Helen Donath, Theo Adam, Geraint Evans, Peter Schreier.

Walther von Stolzing est amoureux d'Eva. Et comme le père de celle-ci, Pogner, l'a promise en mariage au vainqueur du concours des Maîtres chanteurs au festival d'été, il participe à sa compétition.

Un bijou (le final du deuxième acte est splendide). Sans doute l'oeuvre à écouter pour une première approche de l'opéra wagnérien.

écoutez
l'ouverture.

Der Rosenkavalier (Le Chevalier à la rose)

Richard Strauss (1864 - 1949), allemand
livret : Hugo von Hofmannsthal
Comédie en musique en trois actes

La version écoutée est celle dirigée par Karl Böhm. Les interprètes sont Marianne Schech, Kurt Böhme, Irmgard Seefried, Dietrich Fischer-Dieskau, Rita Streich.

Depuis sa création, Der Rosenkavalier est l'un des opéras allemands le plus joué. Sa popularité est peut-être due à la quantité de rythmes de valse qui surabondent dans la partition. Opéra surnommé "immense valse de concert".

Je n'ai pas du tout accroché à cette oeuvre.

écoutez
un extrait.

Parsifal

Richard WAGNER (1813-1883), allemand
Bühnenweihfestpiel (festival scénique sacré) en trois actes

Le roi Amfortas blessé ne peut être soigné que par un "fol innocent". Parsifal démontre qu'il est fou et pur. Il combat l'ensorceleur Klingsor, guérit Amfortas et restaure le rite du Saint-Graal.

La version écoutée est celle dirigée par Herbert von Karajan. Les interprètes sont Peter Hofmann, Dunja Vejzovic, Kurt Moll, José Van Dam, Siegmund Nimsgern.

Dernier opéra de Richard Wagner.

Une des spécificités de Richard Wagner en tant que compositeur est d'avoir fait évoluer la place de l'orchestre dans ses opéras. Il devient aussi important que le chant. Cette forte présence de l'orchestre est appuyée par l'utilisation de leitmotiv (thèmes musicaux qui renvoient à un personnage, un élément de l'intrigue, un sentiment...). L'autre spécificité est la création du drame musical, c'est-à-dire un art liant le théâtre à la musique.

L'opéra dure plus de quatre heures et je ne l'ai pas écouté d'une traite. Malgré certaines longueurs, j'ai adoré certains passages : le prélude (écoutez), l'air de Gurnemanz à propos de la lance (O wunden-wundervoller heiliger Speer !), la musique de transformation (quand la montagne s'ouvre sur la salle du Burg du Graal).

J'attends de découvrir d'autres oeuvres pour me faire un réel avis sur l'oeuvre de Wagner.