Concerto pour basson & orchestre

Giacchino ROSSINI (1792-1868), italien
Rossini est l'un de mes compositeurs préférés. Je connaissais plus ses opéras, aussi ai-je décidé de découvrir d'autres de ses compositions.
Le CD écouté regroupe :
  • Concerto pour basson et orchestre ("Concerto da Esperimento")

Aux premières notes de l'allegro, j'ai reconnu la "patte" de Rossini. Très enjoué, il fait penser à l'ouverture de la Pie Voleuse. Le largo devient l'opposé musicalement parlant de l'allegro : plus triste, plus sombre où le basson tient une place prépondérante. Le rondo reprend un thème léger. En résumé, ce concerto fut une très belle découverte.

  • Variations en do pour clarinette obbligato et orchestre

Pour information, un instrument dit "obbligato" indique que l'oeuvre doit être interprétée par l'instrument désigné comme tel. La clarinette faisant partie des instruments que j'affectionne, je n'ai pas été déçue par ce morceau. Léger, entraînant, un thème facile à retenir et à sifflotter... un régal pour les oreilles.

  • Introduction, thème et variations pour clarinette et orchestre

Cela commence comme une ouverture d'un opéra.J'avouerais avoir eu l'impression d'écouter du Mozart. Difficile d'avoir une opinion tranchée : certains passages m'ont plue, d'autres non.

  • Variations en do (version pour hautbois et orchestre) : andante-moderato-poco piu mosso

Le premier mot qui me soit venu à l'écoute de ce morceau est : reposant. Sans doute dû au changement de rythme et de tonalité du morceau précédent. Le thème joué par l'orchestre du hautbois est sublime. Il donne une envergure à cet instrument.

  • Une larme, thème et variations pour violoncelle et cordes

Comme l'indique le titre de l'oeuvre, le début de cette composition est loin d'être enjouée. Je ne suis pas habituée à entendre des mélodies tristes de Rossini. Cela étant, la partition du violoncelle m'a émue. Très belle découverte.

En résumé, cette compilation fut un régal pour mes oreilles. De plus, j'ai découvert d'autres facettes du talent de Rossini.

Famous Classics

La harpe étant l'un de mes instruments préférés, j'ai sélectionné cette compilation d'oeuvres interprétée par le harpiste français, Xavier de Maistre (1973- ).

La harpe est l'un des plus anciens instruments de musique mais elle a un répertoire assez restreint. Au 19è siècle, la harpe devient en France, un instrument de prédilection (elle est proche de supplanter le piano). Vers 1900, la notoriété de l'instrument s'écroule et il faut attendre l'ingénuosité d'Henriette Renié (1875-1956) qui entreprend d'élargir le répertoire de la harpe en transcrivant des compositions pour piano.

L'oeuvre ici présentée regroupe des transcriptions d'oeuvres composées par Smetana, Liszt, Bartok, Tchaikovsky, Prokofiev, Khatchaturian, Ravel, Albeniz, Granados et De Falla...

J'ai fait de belles découvertes comme Un Sostino de Liszt (magnifique, un régal pour les oreilles) comme la Sonata d'Albeniz. J'ai aussi remarqué que les oeuvres auxquelles j'accrochais le plus étaient issues de mes compositeurs préférés (Tchaikovsky, Prokofiev). En ce qui concerne les morceaux déjà connus tels que La Moldau, je dois avouer que ma préférence va à la version orchestrée : le son des violons illustre mieux le bruit de l'eau.

Symphonie espagnole op.21 pour violon et orchestre

Edouard LALO (1823-1892), français

Symphonie constituée de cinq mouvements où le violon tient une place prépondérante. Je dois admettre que le violon n'étant pas un de mes instruments préférés, je n'ai pas accroché à cette symphonie.

Je m'attendais aussi à retrouver des sonorités espagnoles similaires à celles trouvées dans l'opéra de Bizet, Carmen : déception.

écoutez le premier mouvement.



Tango

L'un des avantages de Rennes est l'espace culturel "Les Champs Libres". Y sont regroupés une bibliothèque, un musée, un planétarium, quelques sallles d'expositions. Diverses conférences y sont données et hier, j'ai assisté à celle donnée par Juan Carlos Caceres : l'histoire du Tango, des origines à nos jours.

Cette conférence fut très instructive, notamment pour balayer quelques clichés. J'avais entendu que le tango était une danse issue des maisons closes argentines et qu'au départ, elle n'était dansée que par des hommes. Ce sont des erreurs : certes c'est une musique qui naquit dans les bas-fonds, mais pas spécifiquement en maisons closes. Quant à la légende des deux hommes, elle s'explique par le fait que les hommes s'entraînaient entre eux avant de danser avec une femme. Le petit plus (et pas des moindres) de cette conférence est que Caceres illustrait ses propos en jouant quelques airs de tango.

Le tango est une musique à laquelle je suis sensible. Que ce soit la Cumparsita, Por una cabeza, A media luz... je n'ai qu'une envie : enfiler des chaussures à talon, une jupe vaporeuse et danser.... Malheureusement, il me manque le cavalier !

Concertino en sol mineur pour violoncelle & orchestre, op.132

Sergueï PROKOFIEV (1891-1953), russe

Le violoncelle fait partie de mes instruments préférés. Prokofiev est un compositeur que j'apprécie (du Lieutenant Kijé, en passant par l'Amour des trois oranges, Roméo & Juliette, sans oublier Pierre & le loup). J'étais curieuse de découvrir comment Prokofiev allait mettre en scène le violoncelle.

Belle découverte.
Dans le premier mouvement, j'ai retrouvé les sonorités fortes que j'affectionne chez ce compositeur (la fin de l'andante mosso pourrait à lui seul réveiller la Belle au bois dormant). J'ai aimé le deuxième mouvement : l'andante illustre le rapport presque charnel qui existe entre l'instrument et le violoncelliste. Le thème fait imaginer une danse entre le soliste et son instrument. Ce qui m'a aussi plue dans ces deux mouvements est le rôle de l'orchestre : dans l'andante mosso, l'orchestre dialogue (fortement) avec le violoncelle alors que dans l'andante, il sert juste de toile de fond (il se fait à peine entendre). Enfin le troisième mouvement par certains accords m'a fait penser à d'autres oeuvres de Prokofiev.

Concerti pour flûte

Georg Philipp TELEMANN (1681-1767), allemand

La flûte est l'un de mes instruments préférés. Mes oeuvres de référence pour cet instrument sont les concerti pour flûte & harpe de Mozart ainsi que les concerti pour flûte de Vivaldi. C'est donc tout naturellement que j'ai opté pour des concerti pour flûte pour découvrir ce compositeur baroque.
La version écoutée regroupe cinq concerti pour deux flûtes, luth ou basson, cordes et basse continue :
  • concerto en la majeur
  • concerto en si mineur
  • concerto en ré majeur
  • concerto en mi mineur
  • concerto en sol majeur

écoutez

Il existe des oeuvres que je vais adorer dès la première écoute, d'autres que je vais détester et d'autres qui nécessitent plusieurs écoutes avant d'émettre un avis. Ces concerti pour flûte appartiennent à cette dernière catégorie. Je n'ai été ni emballée, ni horrifiée à la première écoute. Après plusieurs écoutes, je dois avouer que ces concerti m'ont laissé une bonne impression mais sans le "petit plus" qui fait vibrer. En bref, ces concerti sont à mon sens parfaits en fond sonore.

Symphonie Cévénole, op.25

Vincent d'INDY (1851-1931), français

La symphonie Cévénole, op.25 est une oeuvre écrite pour piano et orchestre. Cette symphonie s'articule autour d'un chant de berger ardéchois. Elle se compose de trois mouvements (inachevée ?).
Le premier mouvement (écoutez) commence calmement (un thème lent joué au cor anglais , puis à la flute), pour laisser place à un allegro avec l'entrée au piano. Ce mélange entre passages calmes et envolés est magnifique.
Le deuxième mouvement m'a moins touchée que le premier mouvement.
Le troisième mouvement est très enjoué : un rythme très entrainant,un plaisir pour les oreilles.
C'est une symphonie écrite pour piano & orchestre : tantôt le piano se fond avec les autres instruments, tantôt il dialogue avec l'orchestre. Je ne suis pas une grande fana du piano mais la partition du piano dans cette oeuvre m'a plue. J'ai aussi apprécié les différents rythmes utilisés pour mettre en valeur le chant ardéchois.

Jour d'été à la montagne, op.61 est un poème symphonique. Composé de trois mouvements renvoyant à trois moments de la journée : l'aurore, le jour et le soir.
L'aurore évoque un lever de jour. Le morceau démarre par une partition grave, comme s'il faisait encore nuit puis quelques notes de clarinette évoquent le réveil des oiseaux. La musique s'intensifie peu à peu pour finir en sorte d'apothéose : le soleil est là !
Le soir évolue à l'inverse de l'aurore : cela débute par une musique enjouée qui laisse place peu à peu à une musique calme.

La Symphonie cévénole est la première oeuvre que j'écoute de ce compositeur. En faisant quelques recherches, j'ai découvert que d'Indy aimait la musique germanique. Il est notable que les deux oeuvres écoutées ont des sonorités proches des oeuvres de Beethoven, de Wagner. Cette proximité explique peut-être mon ravissement à l'écoute de ces oeuvres. Toujours est-il que je compte écouter d'autres oeuvres de ce compositeur français.

Metastasis

Iannis XENAKIS (1922 - 2001), grec

Je participe à un challenge musical et pour la lettre X, je n'ai trouvé que ce compositeur. Je savais avant même d'entendre cette oeuvre qu'elle risquait fort de me déplaire. Mon a priori s'est révélé juste. Déplaire est un terme faible pour qualifier mon sentiment, détester serait plus proche.
Xenakis disait que ses oeuvres étaient composées à partir de calculs mathématiques complexes. Aucune harmonie, aucune mélodie : rien que des sons juxtaposés aux autres... j'ai plus eu l'impression d'entendre du bruit que de la musique...

Symphonies n° 1 et 2

Carl Maria von WEBER (1786-1826), allemand

J'ai découvert Weber en écoutant un concerto pour clarinette. Ce dernier m'ayant plue, je décide de me pencher un peu plus sur ses compositions. La version écoutée regroupe les symphonies n°1 et 2.

Symphonie n°1 en do majeur, op.19 : j'ai bien aimé et j'ai été frappée par une ressemblance musicale qu'il peut y avoir avec certaines symphonies de Beethoven.

Symphonie n°2 en do majeur
: plaisante mais ne me laissera pas un souvenir impérissable (
écoutez le final).

Je compte continuer mes recherches auditives sur ce compositeur. En faisant un récapitulatif de mes musiques préférées, je constate que la musique allemande figure en bonne place. Sans doute suis-je sensible aux sonorités assez fortes, aux musiques contrastées...

Symphonie concertante et Concerto pour hautbois

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791), autrichien

L'oeuvre de Mozart est gigantesque. Arriverai-je à découvrir l'ensemble de ses oeuvres (même si j'ai commencé depuis ma tendre enfance) ? J'ai grandi aux sons de la Marche turque, de la Flûte enchantée, de Don Giovanni, du concerto pour flûte et harpe KV 299 (mon concerto préféré).... je continue l'exploration de son univers en écoutant une version regroupant la Symphonie concertante KV 297 B et le Concerto pour hautbois KV 314.

Symphonie concertante en mi bémol majeur pour flûte, hautbois, cor & orchestre KV297B : les dialogues entre les divers instruments de l'allegro m'ont plue. L'oeuvre est plaisante mais je ne pense pas en garder un souvenir mémorable car je n'ai pas ressenti le petit frisson... (écoutez un extrait).

Concerto pour hautbois & orchestre en ut majeur KV314
: un réel plaisir pour les oreilles. J'y ai retrouvé ce savant mélange entre gaieté et mélancolie si caractéristique de Mozart. L'allegro aperto et le rondo légers alors que l'adagio non troppo est assez triste. Mon morceau préféré de ce concerto est le rondo (écoutez) : un air facile à retenir et...à siffloter.

Concerti pour piano n°2 & 3

Sergei RACHMANINOV (1873 - 1943), russe

Jusqu'alors, je n'avais jamais écouté des oeuvres de Rachmaninov. Selon moi, la majeure partie des oeuvres de ce compositeur s'articulait autour du piano, instrument qui ne figure pas parmi mes instruments préférés. C'est donc avec une certaine réserve que j'allais découvrir cette version regroupant les concerti pour piano n°2 & 3.

Concerto pour piano n°2 en ut mineur, op.18
: le concerto est à mes yeux une sorte de dialogue entre un instrument et l'orchestre. Pour le moderato, j'ai préféré la partition de l'orchestre à celle du piano. Quelle ne fut pas ma surprise en écoutant l'adagio sostenuto d'y reconnaître la mélodie d'une chanson de Eric Carmen, All by Myself. Quant à l'allegro scherzando, j'ai bien aimé le thème.

Concerto pour piano n°3 en ré mineur,op.30
: mêmes remarques que pour le concerto précédent, je préfère la partition de l'orchestre. Cela étant, le finale fut une agréable surprise.

En résumé, mon désamour du piano aura été plus fort... malgré quelques passages, je n'ai pas pris de plaisir à l'écoute de ces oeuvres...

Finlandia et autres...

Jean SIBELIUS (1845 - 1943), finlandais

Je ne connaissais ce compositeur que de nom. Après la littérature, je souhaitais approcher la musique finlandaise. La version écoutée regroupe Finlandia, la Valse triste, le Cygne de Tuonela, un extrait de Festivo, Karelia et Tapiola.

Finlandia, op.26 est un poème symphonique, à savoir un long mouvement symphonique décrivant un paysage ou illustrant une oeuvre littéraire. J'ai bien aimé : la première partie est assez grave (cuivres basses, roulements de timbales,..) pour laisser place à une partie plus vive (style fanfare).

La Valse triste, op. 44 porte à mon avis mal son nom car musicalement, je ne la ressens pas triste. Joli morceau.

Le Cygne de Tuonela m'a fait penser au Lac des cygnes de Tchaikovsky. Un thème très mélancolique qui m'a également plue.

Festivo, op.25 n°3 (extrait des Scènes historiques) m'a beaucoup moins plue même si la présence de castagnettes m'a surprise.

Karelia, op.11 est une suite, à savoir une oeuvre comportant des séries de mouvements de danse contrastés, le plus souvent dans la même tonalité. J'ai apprécié cette suite composée de trois mouvements : un très rythmé, un assez solennel et le dernier enjoué.

Tapiola, op.112 est un poème symphonique qui fait référence Tapio, dieu de la forêt. Il se dégage une atmosphère assez sombre de cette oeuvre. , à laquelle je n'ai pas accroché.

En résumé, écouter ce florilège fut une belle découverte qui me poussera à découvrir d'autres oeuvres de ce compositeur.

Nouveau challenge... cette fois-ci musical !

Grâce à un commentaire laissé par Karine, j'ai découvert le défi musical classique. Il s'agit de choisir 26 oeuvres de répertoire classique avec la consigne que chaque lettre de l'alphabet renvoit à un compositeur. Pour les lettres X & Y, pas trop de choix : seulement deux compositeurs !
Ma liste se compose essentiellement de compositeurs que je connais. En revanche, je découvrirai d'Indy, Janequin, Kodaly, Nielsen, Rachmaninoff, Sibelius, Telemann, Ullman, Xenakis & Zipoli. Pour les compositeurs déjà connus, je me suis tournée vers des oeuvres que je ne connais pas. J'ai également privilégié les concerti pour violoncelle (le violoncelle étant un de mes instruments préférés).

A comme ALBENIZ, Iberia
B comme BARBER,
Concerto pour violoncelle
C comme CHOPIN, Concerto pour piano n°2 en mi mineur, op.21
D comme DVORAK, Concerto pour violoncelle, op.104
E comme ELGAR,
Concerto pour violoncelle, op.85
F comme FAURE, Concerto pour violoncelle
G comme GOUNOD, Symphonie n°1
H comme HANDEL,
Concerto en sol mineur pour hautbois, cordes et continuo
I comme INDY (d'), Symphonie sur un chant montagnard "cévénol"
J comme JANEQUIN, La Bataille de Marignan
K comme KODALY,
Psalmus Hungaricus
L comme LALO, Symphonie espagnole

M comme MOZART, Concerto pour hautbois & orchestre en ut majeur
N comme NIELSEN, Concerto pour clarinette
O comme OFFENBACH, Concerto pour violoncelle
P comme PROKOFIEV,
Concertino pour violoncelle & orchestre, op.132
R comme RACHMANINOV,
Concerto pour piano n°2
S comme SIBELIUS, Finlandia op.26
T comme TELEMANN,
Concerto pour flûte
U comme ULLMANN,
Quatuor pour cordes
V comme VIVALDI, Concerto pour violoncelle
W comme WEBER,
Symphonie n°1
X comme XENAKIS, Metastasis
Y comme YSAYE, Sonates pour violon
Z comme ZIPOLI, Adagio pour hautbois

Symphonies n° 2 & 3

Johannes BRAHMS (1833 - 1897), allemand

Brahms a composé quatre symphonies. La version écoutée, dirigée par Sergiu Celibidache, regroupe les symphonies n°2 & n°3.

J'ai découvert avec plaisir la symphonie n°2 (l'intervention du cor dans le premier mouvement, le troisième mouvement, la partition des violons,...) ...
écoutez un extrait.

Quant à la symphonie n°3, à l'exception du troisième mouvement , je n'ai pas accroché. Trop sonore à mon goût ! (nb : le troisième mouvement de la symphonie n°3 est assez connu car repris dans la chanson Baby alone in Babylone de Serge Gainsbourg).

Le Charme de la clarinette

L'objet de ce CD est de faire découvrir différentes oeuvres où la clarinette s'impose comme instrument principal. Y sont regroupés :

- des extraits de concerti pour clarinette de Mozart, de Weber
- des extraits de sonates de Brahms
- un extrait des 8 pièces pour clarinette, alto & piano de Bruch
- un extrait du grand duo concertant opus 48 de Weber
- la rapsodie pour orchestre et clarinette principale de Debussy

écoutez l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart

A l'instar du concerto de Mozart (que je connaissais déjà), j'ai apprécié les extraits des concerti de Weber. Cela me pousse à vouloir découvrir d'autres oeuvres de ce compositeur. Les oeuvres de Bruch et de Debussy ne m'ont guère plue. Enfin, cette compilation aura eu le mérite de confirmer (une fois de plus) mon désamour de la sonate comme genre musical.