Tango

L'un des avantages de Rennes est l'espace culturel "Les Champs Libres". Y sont regroupés une bibliothèque, un musée, un planétarium, quelques sallles d'expositions. Diverses conférences y sont données et hier, j'ai assisté à celle donnée par Juan Carlos Caceres : l'histoire du Tango, des origines à nos jours.

Cette conférence fut très instructive, notamment pour balayer quelques clichés. J'avais entendu que le tango était une danse issue des maisons closes argentines et qu'au départ, elle n'était dansée que par des hommes. Ce sont des erreurs : certes c'est une musique qui naquit dans les bas-fonds, mais pas spécifiquement en maisons closes. Quant à la légende des deux hommes, elle s'explique par le fait que les hommes s'entraînaient entre eux avant de danser avec une femme. Le petit plus (et pas des moindres) de cette conférence est que Caceres illustrait ses propos en jouant quelques airs de tango.

Le tango est une musique à laquelle je suis sensible. Que ce soit la Cumparsita, Por una cabeza, A media luz... je n'ai qu'une envie : enfiler des chaussures à talon, une jupe vaporeuse et danser.... Malheureusement, il me manque le cavalier !

Concertino en sol mineur pour violoncelle & orchestre, op.132

Sergueï PROKOFIEV (1891-1953), russe

Le violoncelle fait partie de mes instruments préférés. Prokofiev est un compositeur que j'apprécie (du Lieutenant Kijé, en passant par l'Amour des trois oranges, Roméo & Juliette, sans oublier Pierre & le loup). J'étais curieuse de découvrir comment Prokofiev allait mettre en scène le violoncelle.

Belle découverte.
Dans le premier mouvement, j'ai retrouvé les sonorités fortes que j'affectionne chez ce compositeur (la fin de l'andante mosso pourrait à lui seul réveiller la Belle au bois dormant). J'ai aimé le deuxième mouvement : l'andante illustre le rapport presque charnel qui existe entre l'instrument et le violoncelliste. Le thème fait imaginer une danse entre le soliste et son instrument. Ce qui m'a aussi plue dans ces deux mouvements est le rôle de l'orchestre : dans l'andante mosso, l'orchestre dialogue (fortement) avec le violoncelle alors que dans l'andante, il sert juste de toile de fond (il se fait à peine entendre). Enfin le troisième mouvement par certains accords m'a fait penser à d'autres oeuvres de Prokofiev.

Concerti pour flûte

Georg Philipp TELEMANN (1681-1767), allemand

La flûte est l'un de mes instruments préférés. Mes oeuvres de référence pour cet instrument sont les concerti pour flûte & harpe de Mozart ainsi que les concerti pour flûte de Vivaldi. C'est donc tout naturellement que j'ai opté pour des concerti pour flûte pour découvrir ce compositeur baroque.
La version écoutée regroupe cinq concerti pour deux flûtes, luth ou basson, cordes et basse continue :
  • concerto en la majeur
  • concerto en si mineur
  • concerto en ré majeur
  • concerto en mi mineur
  • concerto en sol majeur

écoutez

Il existe des oeuvres que je vais adorer dès la première écoute, d'autres que je vais détester et d'autres qui nécessitent plusieurs écoutes avant d'émettre un avis. Ces concerti pour flûte appartiennent à cette dernière catégorie. Je n'ai été ni emballée, ni horrifiée à la première écoute. Après plusieurs écoutes, je dois avouer que ces concerti m'ont laissé une bonne impression mais sans le "petit plus" qui fait vibrer. En bref, ces concerti sont à mon sens parfaits en fond sonore.

Symphonie Cévénole, op.25

Vincent d'INDY (1851-1931), français

La symphonie Cévénole, op.25 est une oeuvre écrite pour piano et orchestre. Cette symphonie s'articule autour d'un chant de berger ardéchois. Elle se compose de trois mouvements (inachevée ?).
Le premier mouvement (écoutez) commence calmement (un thème lent joué au cor anglais , puis à la flute), pour laisser place à un allegro avec l'entrée au piano. Ce mélange entre passages calmes et envolés est magnifique.
Le deuxième mouvement m'a moins touchée que le premier mouvement.
Le troisième mouvement est très enjoué : un rythme très entrainant,un plaisir pour les oreilles.
C'est une symphonie écrite pour piano & orchestre : tantôt le piano se fond avec les autres instruments, tantôt il dialogue avec l'orchestre. Je ne suis pas une grande fana du piano mais la partition du piano dans cette oeuvre m'a plue. J'ai aussi apprécié les différents rythmes utilisés pour mettre en valeur le chant ardéchois.

Jour d'été à la montagne, op.61 est un poème symphonique. Composé de trois mouvements renvoyant à trois moments de la journée : l'aurore, le jour et le soir.
L'aurore évoque un lever de jour. Le morceau démarre par une partition grave, comme s'il faisait encore nuit puis quelques notes de clarinette évoquent le réveil des oiseaux. La musique s'intensifie peu à peu pour finir en sorte d'apothéose : le soleil est là !
Le soir évolue à l'inverse de l'aurore : cela débute par une musique enjouée qui laisse place peu à peu à une musique calme.

La Symphonie cévénole est la première oeuvre que j'écoute de ce compositeur. En faisant quelques recherches, j'ai découvert que d'Indy aimait la musique germanique. Il est notable que les deux oeuvres écoutées ont des sonorités proches des oeuvres de Beethoven, de Wagner. Cette proximité explique peut-être mon ravissement à l'écoute de ces oeuvres. Toujours est-il que je compte écouter d'autres oeuvres de ce compositeur français.

Metastasis

Iannis XENAKIS (1922 - 2001), grec

Je participe à un challenge musical et pour la lettre X, je n'ai trouvé que ce compositeur. Je savais avant même d'entendre cette oeuvre qu'elle risquait fort de me déplaire. Mon a priori s'est révélé juste. Déplaire est un terme faible pour qualifier mon sentiment, détester serait plus proche.
Xenakis disait que ses oeuvres étaient composées à partir de calculs mathématiques complexes. Aucune harmonie, aucune mélodie : rien que des sons juxtaposés aux autres... j'ai plus eu l'impression d'entendre du bruit que de la musique...