Roméo et Juliette

Charles GOUNOD (1818-1893), français
livret : Jules Barbier et Michel Carré
Opéra en 5 actes

La version écoutée est celle dirigée par Michel Plasson. Les interprètes sont Roberto Alagna, Angela Gheorghiu, José Van Dam...

Je n'ai pas trop aimé cet opéra. Roméo et Juliette sont deux adolescents et entendre des adultes interpréter ces rôles m'a bloquée. J'apprécie la cantatrice Angela Gheorghiu mais là, je dois avouer n'avoir pas autant vibré au son de sa voix que dans d'autres opéras. Cela étant, j'ai adoré l'air de Juliette, oh, je veux vivre (écouter).

Concerti pour violoncelle

Antonio Lucio VIVALDI (1678-1741), italien

Vivaldi fut le premier à consacrer de nombreuses oeuvres au violoncelle en tant qu'instrument soliste. Il a composé 27 concerti pour violoncelle et cordes, un concerto pour deux violoncelles, neuf sonates avec basse continue et plusieurs concerti dans lesquels un ou deux violoncelle figuraient parmi d'autres solistes.
Son intérêt pour le violoncelle est remarquable dans la mesure où le violoncelle était à l'époque un instrument fort peu utilisé. Il n'avait pas encore acquis sa taille et son nombre de cordes définitifs.

Le CD regroupe les concerti suivants :
  • concerto en ut mineur RV401 (écouter le 3e mouvement)
  • concerto en sol mineur RV417
  • concerto en si bémol majeur RV423
  • concerto en ré mineur RV 405
  • concerto en ut majeur RV400
  • concerto en la mineur RV419
  • concerto en sol majeur RV 415

Vivaldi est l'un des seuls compositeurs baroques que j'apprécie. Aimant particulièrement le violoncelle, je voulais découvrir comment cet instrument serait exploité par ce compositeur. Je n'ai pas été déçue : rythmés, vifs, entraînant, légers. Des concerti écoutés, ma préférence va au concerto en ut mineur RV 401.

Psalmus hungaricus, op.13

Zoltán KODALY (1882-1967), hongrois

Composé en 1923, le Psalmus hungaricus est une oeuvre pour ténor, choeur et orchestre. Il fut commandé pour commémorer le cinquantième anniversaire de l'unification de Buda et Pest.
C'est l'oeuvre la plus connue de Kodály (
écouter).

Ce n'est pas une oeuvre que je garderai parmi mes favorites mais je ne peux pas dire que je n'ai pas accroché : le final (choeur et orchestre) est prenant.

Concerto pour violoncelle n°1

Camille SAINT-SAENS (1835-1921), français

Ce compositeur est à mon sens méconnu. Son oeuvre est souvent réduite à la Danse macabre et aux Carnaval des animaux alors qu'il existe d'autres oeuvres sublimes. De ce compositeur, je ne connaissais que les deux oeuvres suscitées puis un jour, j'ai entendu dans un film la symphonie n°3 avec orgue, op.78 . J'ai trouvé cette oeuvre magnifique, j'ai donc décidé de découvrir d'autres compositions. Après son
Requiem, je décidai de découvrir les oeuvres relatives au violoncelle.
Le CD écouté regroupe plusieurs oeuvres dont le dénominateur commun est le violoncelle.

concerto n°1 pour violoncelle en la mineur, op.33
(1872)
(écouter le premier mouvement). L'allegro non troppo donne le ton est donné dès les premières notes : le violoncelle domine cette oeuvre. L'allegreto con moto est plus calme mais reste marquant par le menuet. Le finale reprend le thème du début de la partition avec plus de vigueur et de vitalité. En résumé, un concerto bien plaisant à écouter.

extrait du Carnaval des animaux : le cygne
à force d'avoir vu le Lac des cygnes, dès que j'entends cet air, je ne puis m'empêcher d'imaginer une ballerine sur ses pointes...

allegro appassionato, op.43
à l'instar du concerto n°1, cette oeuvre met en valeur le violoncelle : omniprésent, l'orchestre se fait à peine entendre.

romance ,op.36 : charmant, joli air

suite op.16 (version pour violoncelle et orchestre) : succession de cinq airs, parmi lesquels j'ai préféré la sérénade.

sonate pour violoncelle et piano n°1 en ut mineur, op.32 : sur un ton grave, le premier mouvement apparaît comme une lutte entre le piano et le violoncelle. La lutte semble avoir disparu dans le deuxième mouvement ; l'andante tranquillo sostenuto garde cependant un rythme très ponctué. méle des accents enfiévrés, des rythmes ponctués. Le final est très mouvementé : le combat entre le piano et le violoncelle. Cette sonate ne m'a pas émue.

Concert

A Baziège (31), avait lieu le Concert des Cités Unies (19e édition) avec l'orchestre symphonique de jeunes l'Alauzeta de Brive et l'ensemble orchestral du Lauragais.

Au programme, des extraits d'oeuvres dites classiques et des musiques de films. Se succédèrent l'ouverture de l'Amour malade de Lully, la Pavane, op.50 de Fauré, des extraits du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, le Canon de Pachelbel et quelques extraits de la Belle Hélène d'Offenbach. Nul doute que le programme visait un large public : les airs joués figurent parmi les oeuvres les plus connues, souvent reprises dans la publicité ou au cinéma.
La deuxième partie était composée de musiques de films : West Side Story de Leonard Bernstein, Evita de Webber, Kitchen Percussion March de Rosenhaus, Mamma Mia d'Andersson et d'Ulvaeus et Pirates des Caraibes de Zimmer. La présence de ces musiques ne m'a pas choquée : nul doute que certaines musiques de films resteront dans la postérité et qu'à ce titre, elles n'ont pas à être rejetées ni dénigrées.

Ce concert m'a satisfaite à plusieurs niveaux : la jeunesse des musiciens, l'attitude du chef et la mise en scène. L'orchestre était essentiellement composé de jeunes et cela fait plaisir de voir que la musique classique attire un jeune public. D'autre part, j'ai assisté à plusieurs concerts et c'est la première fois que je voyais une telle complicité entre le chef d'orchestre et ses musiciens : petits clins d'oeil par-ci, petits sourires par là. Enfin, lors de la deuxième partie, certains musiciens portaient des accessoires ou se déguisaient. Par exemple pour Kitchen Percussion March, les percussionnistes étaient habillés en chef cuisinier... Le spectacle était auditif mais aussi visuel.

Symphonies n°1 et 2

Charles GOUNOD (1818-1893), français

Symphonie n°1 en ré majeur
Le premier mouvement (écouter) m'a émerveillée : j'ai accroché dès les premiers accords ; puissant et mélodieux comme une symphonie de Beethoven. Le troisième mouvement est aussi un bijou pour les oreilles : de nature enjouée, il fait penser à une danse. A l'instar de ces deux mouvements, le final est magnifique. Cette symphonie est une très belle découverte.

Symphonie n°2 en mi bémol majeur
Le premier mouvement est d'une richesse musicalement parlant : une introduction très solennelle, un thème enjoué des violons, léger, puissant, rapide, mélange de passages graves à de passages gais... je me suis vite laissé emporter (la musique fait l'effet d'un tourbillon). Le deuxième mouvement contraste beaucoup avec le précédent de par son calme. Le troisième et dernier mouvements m'ont fait penser à Beethoven : une ligne mélodique puissante qui ne peut laisser insensible.

La musique allemande et russe ont longtemps eu ma faveur. Grâce à un défi musical lancé sur internet, j'ai découvert d'autres horizons, d'autres compositeurs. Gounod fait partie des compositeurs que j'ai découverts avec plaisir et nul doute que je continuerai à découvrir d'autres de ses créations.

Carl Nielsen

(1865-1931), danois

Le CD écouté regroupe trois oeuvres de ce compositeur.

Le concerto pour flûte FS119 (écouter): il fut composé en 1926 pour le flûtiste danois Holger Gilbert Jespersen. Les premiers accords du premier mouvement ont éveillé ma curiosité... Cela étant, le reste de l'oeuvre ne m'a pas autant charmée. Lors du premier mouvement, j'ai apprécié la partition de la flute alors que lors du deucième mouvement, j'ai préféré la partition de l'orchestre. Le deuxième mouvement ouvre la voix à l'imagination : la flûte fait penser à un papillon qui essaye d'échapper à un prédateur (représenté par l'orchestre). Elle reste insaisissable...

Le concerto pour clarinette op.57 FS129 (écouter) : il fut composé en 1928, le concerto pour le clarinettiste danois Aage Oxenvad. J'ai largement préféré la partition de l'orchestre dans le premier mouvement, la clarinette me faisant l'effet d'être dissonante. Le deuxième mouvement est plutot calme mise à part l'envolée limite agressive présente au milieu du mouvement ; là aussi, la partition de la clarinette m'a déçue. Mêmes constatations pour les deux derniers mouvements. Ce concerto est dédié à la clarinette mais j'ai trouvé qu'il ne rendait pas hommage à cet instrument.

Le quintette à vents op.43 FS100 (écouter le final) : composé en 1922 et inspiré des musiques de chambre de Mozart et de Haydn. Léger, le quintette apparaît comme un dialogue entre la flûte, le hautbois, la clarinette, le basson et le cor. Des trois oeuvres écoutées, le quintette est celui qui m'aura le plus plue. Cela étant, je ne pense pas que j'écouterai d'autres oeuvres de ce compositeur.

Concerto en sol mineur pour hautbois, cordes et continuo

Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759)

Habituée à écouter des concerti, j'ai été frappée par celui-ci par sa composition. Dans un concerto, l'instrument solo a son propre thème, reproduit ensuite par l'orchestre. Souvent, un concerto apparait comme un dialogue entre un instrument et l'orchestre. Ici, il n'en est rien : le hautbois est majoritairement accompagné par les autres instruments.

Malgré cet effet qui n'est pas déplaisant à l'oreille, je n'ai pas accroché à cette oeuvre.

Requiem, op. posthume en do majeur

Charles GOUNOD (1818-1893), français

Requiem composé en mémoire de son petit-fils décédé à l'âge de 5 ans. Gounod meurt avant de voir cette oeuvre exécutée.

écoutez

Savant mélange de passages puissants et lyriques (Sanctus) et de mélodies calmes (Benedictus), ce requiem est une belle découverte. Il figurera parmi mes requiem préférés.

Cette oeuvre m'aura aussi donné l'envie de découvrir d'autres compositions de cet artiste.

Concerto pour violoncelle et orchestre opus 104 en si mineur

Anton DVORAK (1841-1904), tchèque

Ce compositeur est essentiellement connu pour sa symphonie n°9 en mi mineur dite du Nouveau Monde. Je voulais découvrir une autre de ses compositions, notamment son concerto pour violoncelle.

Composé lors de son séjour aux Etats-Unis (il fut nommé directeur du conservatoire national de New-York de 1892 à 1895) et terminé en 1895, le concerto comprend trois mouvements : l'allegro, l'adagio ma non troppo et le finale : allegro moderato.

écoutez le premier mouvement.

Ce concerto est une pure merveille. Je me suis mis en tête de découvrir un maximum de concerti pour violoncelle (Bach, Barber, Elgar, Fauré, Franck, Offenbach, ...) et nul doute que celui de Dvorak figurera parmi mes préférés. A l'instar du concertino en sol mineur pour violoncelle et orchestre, op.132 de Prokofiev, Dvorak rend hommage à l'expressivité du violoncelle.

Iberia

Isaac ALBENIZ (1860 - 1909), espagnol

Je connaissais Asturias, extrait de la Suite espagnole. C'est une musique qui est souvent empruntée par le cinéma (par exemple les Patriotes d'Eric Rochant) ou encore par la publicité. A la base, la Suite espagnole est une oeuvre pour piano mais je préfère la version orchestrée.
Ayant apprécié cette suite, j'ai voulu découvrir une autre oeuvre de ce compositeur. Mon choix s'est porté sur Iberia.

écoutez El Corpus Christi en Sevilla

Iberia est une pièce pour piano, composée entre 1906 et 1909 et comprend quatre livres d'Impressions d'Espagne (reflétant pour la plupart l'Andalousie).

Le piano ne fait pas partie de mes instruments préférés, aussi j'appréhendais l'écoute de cette oeuvre. Force est de constater que c'est une oeuvre très rythmée avec de fortes sonorités espagnoles. Même si je n'ai pas pu écouter l'oeuvre d'une traite (le piano au bout d'un moment me tape sur les nerfs), j'ai beaucoup apprécié El Corpus Christi en Sevilla et Lavapiés, fait remarquable car le morceau présente beaucoup d'accords dissonants. Malgré ces deux belles découvertes, mon désamour du piano aura eu raison de cette oeuvre. Il en aurait sans doute été autrement si cela avait été une pièce orchestrée.

Bonne note en ce qui concerne le livret accompagnant le CD : riche en informations et explications sur les oeuvres interprétées.

Concerto pour violoncelle en mi mineur, op.85

Sir Edward ELGAR (1857-1934), anglais

Oeuvre écrite en 1919 et dédiée à deux amis du musicien.

De ce compositeur, je ne connaissais que Pump and circonstances (Hope and Glory) et Nemrod. Appréciant ces deux oeuvres, je me suis tout naturellement dirigée vers ce concerto pour violoncelle (un de mes instruments préférés).

Adagio - moderato (écoutez): le thème du violoncelle est magnifique. Lorsqu'il est repris par l'orchestre, il s'en dégage un lyrisme et une puissance (une invitation à la danse). Il me semble que ce thème a été repris dans un film car cette mélodie avait un air de "déjà entendu".

Lento - allegro molto : thème facile à fredonner mais c'est le son du violoncelle que j'ai particulièrement apprécié. En plus des notes émises, il me semblait sentir les cordes du violoncelle vibrer : comme si l'instrument vivait.

Adagio : à quelques rares exceptions, je ne suis pas friande des adagio. Celui-ci n'allait pas sortir du lot : trop lent, trop sombre...

Allegro, ma non troppo : le thème ne m'a pas laissé de marbre avec un bel effet de surprise à la fin. Le morceau semble se terminer paisiblement. La fin est toute proche : silence puis le violoncelle rejoue le thème, quelques accords de l'orchestre et le violoncelle entraine une dernière fois l'orchestre dans une sorte de poursuite emballée. Cette fin ne dure qu'une minute mais quel effet !

Il existe des oeuvres qui vont immédiatement me plaire, d'autres déplaire et enfin quelques-unes qui méritent plusieurs écoutes pour pouvoir les apprécier à leur juste valeur. Ce concerto fait partie de ces dernières. J'ai accroché au premier mouvement à la première écoute, il m'a fallu plusieurs écoutes pour apprécier le lento et l'allegro.

Sonates n°1, n°3, n°4 pour violon seul

Eugène YSAYE (1858-1931), belge


Les 6 sonates pour violon seul sont considérées comme l'oeuvre majeur de ce compositeur car elles offrent un florilège de figures instrumentales.

écoutez la sonate n°3

Je n'ai pas du tout accroché à ces sonates. Mise à part la Mazurka pour violon et piano, toutes les oeuvres présentes sur ce CD m'ont parues sans ligne mélodique. J'ai parfois eu l'impression que le soliste torturait le violon : quelques passages de musique saccadée me laissaient imaginer le violoniste donnant de violents coups d'archet sur les cordes...