Concerto en sol mineur pour hautbois, cordes et continuo

Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759)

Habituée à écouter des concerti, j'ai été frappée par celui-ci par sa composition. Dans un concerto, l'instrument solo a son propre thème, reproduit ensuite par l'orchestre. Souvent, un concerto apparait comme un dialogue entre un instrument et l'orchestre. Ici, il n'en est rien : le hautbois est majoritairement accompagné par les autres instruments.

Malgré cet effet qui n'est pas déplaisant à l'oreille, je n'ai pas accroché à cette oeuvre.

Requiem, op. posthume en do majeur

Charles GOUNOD (1818-1893), français

Requiem composé en mémoire de son petit-fils décédé à l'âge de 5 ans. Gounod meurt avant de voir cette oeuvre exécutée.

écoutez

Savant mélange de passages puissants et lyriques (Sanctus) et de mélodies calmes (Benedictus), ce requiem est une belle découverte. Il figurera parmi mes requiem préférés.

Cette oeuvre m'aura aussi donné l'envie de découvrir d'autres compositions de cet artiste.

Concerto pour violoncelle et orchestre opus 104 en si mineur

Anton DVORAK (1841-1904), tchèque

Ce compositeur est essentiellement connu pour sa symphonie n°9 en mi mineur dite du Nouveau Monde. Je voulais découvrir une autre de ses compositions, notamment son concerto pour violoncelle.

Composé lors de son séjour aux Etats-Unis (il fut nommé directeur du conservatoire national de New-York de 1892 à 1895) et terminé en 1895, le concerto comprend trois mouvements : l'allegro, l'adagio ma non troppo et le finale : allegro moderato.

écoutez le premier mouvement.

Ce concerto est une pure merveille. Je me suis mis en tête de découvrir un maximum de concerti pour violoncelle (Bach, Barber, Elgar, Fauré, Franck, Offenbach, ...) et nul doute que celui de Dvorak figurera parmi mes préférés. A l'instar du concertino en sol mineur pour violoncelle et orchestre, op.132 de Prokofiev, Dvorak rend hommage à l'expressivité du violoncelle.

Iberia

Isaac ALBENIZ (1860 - 1909), espagnol

Je connaissais Asturias, extrait de la Suite espagnole. C'est une musique qui est souvent empruntée par le cinéma (par exemple les Patriotes d'Eric Rochant) ou encore par la publicité. A la base, la Suite espagnole est une oeuvre pour piano mais je préfère la version orchestrée.
Ayant apprécié cette suite, j'ai voulu découvrir une autre oeuvre de ce compositeur. Mon choix s'est porté sur Iberia.

écoutez El Corpus Christi en Sevilla

Iberia est une pièce pour piano, composée entre 1906 et 1909 et comprend quatre livres d'Impressions d'Espagne (reflétant pour la plupart l'Andalousie).

Le piano ne fait pas partie de mes instruments préférés, aussi j'appréhendais l'écoute de cette oeuvre. Force est de constater que c'est une oeuvre très rythmée avec de fortes sonorités espagnoles. Même si je n'ai pas pu écouter l'oeuvre d'une traite (le piano au bout d'un moment me tape sur les nerfs), j'ai beaucoup apprécié El Corpus Christi en Sevilla et Lavapiés, fait remarquable car le morceau présente beaucoup d'accords dissonants. Malgré ces deux belles découvertes, mon désamour du piano aura eu raison de cette oeuvre. Il en aurait sans doute été autrement si cela avait été une pièce orchestrée.

Bonne note en ce qui concerne le livret accompagnant le CD : riche en informations et explications sur les oeuvres interprétées.

Concerto pour violoncelle en mi mineur, op.85

Sir Edward ELGAR (1857-1934), anglais

Oeuvre écrite en 1919 et dédiée à deux amis du musicien.

De ce compositeur, je ne connaissais que Pump and circonstances (Hope and Glory) et Nemrod. Appréciant ces deux oeuvres, je me suis tout naturellement dirigée vers ce concerto pour violoncelle (un de mes instruments préférés).

Adagio - moderato (écoutez): le thème du violoncelle est magnifique. Lorsqu'il est repris par l'orchestre, il s'en dégage un lyrisme et une puissance (une invitation à la danse). Il me semble que ce thème a été repris dans un film car cette mélodie avait un air de "déjà entendu".

Lento - allegro molto : thème facile à fredonner mais c'est le son du violoncelle que j'ai particulièrement apprécié. En plus des notes émises, il me semblait sentir les cordes du violoncelle vibrer : comme si l'instrument vivait.

Adagio : à quelques rares exceptions, je ne suis pas friande des adagio. Celui-ci n'allait pas sortir du lot : trop lent, trop sombre...

Allegro, ma non troppo : le thème ne m'a pas laissé de marbre avec un bel effet de surprise à la fin. Le morceau semble se terminer paisiblement. La fin est toute proche : silence puis le violoncelle rejoue le thème, quelques accords de l'orchestre et le violoncelle entraine une dernière fois l'orchestre dans une sorte de poursuite emballée. Cette fin ne dure qu'une minute mais quel effet !

Il existe des oeuvres qui vont immédiatement me plaire, d'autres déplaire et enfin quelques-unes qui méritent plusieurs écoutes pour pouvoir les apprécier à leur juste valeur. Ce concerto fait partie de ces dernières. J'ai accroché au premier mouvement à la première écoute, il m'a fallu plusieurs écoutes pour apprécier le lento et l'allegro.

Sonates n°1, n°3, n°4 pour violon seul

Eugène YSAYE (1858-1931), belge


Les 6 sonates pour violon seul sont considérées comme l'oeuvre majeur de ce compositeur car elles offrent un florilège de figures instrumentales.

écoutez la sonate n°3

Je n'ai pas du tout accroché à ces sonates. Mise à part la Mazurka pour violon et piano, toutes les oeuvres présentes sur ce CD m'ont parues sans ligne mélodique. J'ai parfois eu l'impression que le soliste torturait le violon : quelques passages de musique saccadée me laissaient imaginer le violoniste donnant de violents coups d'archet sur les cordes...