A Baziège (31), avait lieu le Concert des Cités Unies (19e édition) avec l'orchestre symphonique de jeunes l'Alauzeta de Brive et l'ensemble orchestral du Lauragais.
Au programme, des extraits d'oeuvres dites classiques et des musiques de films. Se succédèrent l'ouverture de l'Amour malade de Lully, la Pavane, op.50 de Fauré, des extraits du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, le Canon de Pachelbel et quelques extraits de la Belle Hélène d'Offenbach. Nul doute que le programme visait un large public : les airs joués figurent parmi les oeuvres les plus connues, souvent reprises dans la publicité ou au cinéma.
La deuxième partie était composée de musiques de films : West Side Story de Leonard Bernstein, Evita de Webber, Kitchen Percussion March de Rosenhaus, Mamma Mia d'Andersson et d'Ulvaeus et Pirates des Caraibes de Zimmer. La présence de ces musiques ne m'a pas choquée : nul doute que certaines musiques de films resteront dans la postérité et qu'à ce titre, elles n'ont pas à être rejetées ni dénigrées.
Ce concert m'a satisfaite à plusieurs niveaux : la jeunesse des musiciens, l'attitude du chef et la mise en scène. L'orchestre était essentiellement composé de jeunes et cela fait plaisir de voir que la musique classique attire un jeune public. D'autre part, j'ai assisté à plusieurs concerts et c'est la première fois que je voyais une telle complicité entre le chef d'orchestre et ses musiciens : petits clins d'oeil par-ci, petits sourires par là. Enfin, lors de la deuxième partie, certains musiciens portaient des accessoires ou se déguisaient. Par exemple pour Kitchen Percussion March, les percussionnistes étaient habillés en chef cuisinier... Le spectacle était auditif mais aussi visuel.