Symphonie espagnole op.21 pour violon et orchestre

Edouard LALO (1823-1892), français

Symphonie constituée de cinq mouvements où le violon tient une place prépondérante. Je dois admettre que le violon n'étant pas un de mes instruments préférés, je n'ai pas accroché à cette symphonie.

Je m'attendais aussi à retrouver des sonorités espagnoles similaires à celles trouvées dans l'opéra de Bizet, Carmen : déception.

écoutez le premier mouvement.



Tango

L'un des avantages de Rennes est l'espace culturel "Les Champs Libres". Y sont regroupés une bibliothèque, un musée, un planétarium, quelques sallles d'expositions. Diverses conférences y sont données et hier, j'ai assisté à celle donnée par Juan Carlos Caceres : l'histoire du Tango, des origines à nos jours.

Cette conférence fut très instructive, notamment pour balayer quelques clichés. J'avais entendu que le tango était une danse issue des maisons closes argentines et qu'au départ, elle n'était dansée que par des hommes. Ce sont des erreurs : certes c'est une musique qui naquit dans les bas-fonds, mais pas spécifiquement en maisons closes. Quant à la légende des deux hommes, elle s'explique par le fait que les hommes s'entraînaient entre eux avant de danser avec une femme. Le petit plus (et pas des moindres) de cette conférence est que Caceres illustrait ses propos en jouant quelques airs de tango.

Le tango est une musique à laquelle je suis sensible. Que ce soit la Cumparsita, Por una cabeza, A media luz... je n'ai qu'une envie : enfiler des chaussures à talon, une jupe vaporeuse et danser.... Malheureusement, il me manque le cavalier !

Concertino en sol mineur pour violoncelle & orchestre, op.132

Sergueï PROKOFIEV (1891-1953), russe

Le violoncelle fait partie de mes instruments préférés. Prokofiev est un compositeur que j'apprécie (du Lieutenant Kijé, en passant par l'Amour des trois oranges, Roméo & Juliette, sans oublier Pierre & le loup). J'étais curieuse de découvrir comment Prokofiev allait mettre en scène le violoncelle.

Belle découverte.
Dans le premier mouvement, j'ai retrouvé les sonorités fortes que j'affectionne chez ce compositeur (la fin de l'andante mosso pourrait à lui seul réveiller la Belle au bois dormant). J'ai aimé le deuxième mouvement : l'andante illustre le rapport presque charnel qui existe entre l'instrument et le violoncelliste. Le thème fait imaginer une danse entre le soliste et son instrument. Ce qui m'a aussi plue dans ces deux mouvements est le rôle de l'orchestre : dans l'andante mosso, l'orchestre dialogue (fortement) avec le violoncelle alors que dans l'andante, il sert juste de toile de fond (il se fait à peine entendre). Enfin le troisième mouvement par certains accords m'a fait penser à d'autres oeuvres de Prokofiev.